Non travail du sol, mythe ou réalité ?

Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel article !

Aujourd’hui nous allons parler de travail du sol, bouhhh quel gros mot …

En effet, depuis quelque temps, le travail du sol est décrié par les scientifiques et cette nouvelle génération de producteurs qui à force de cartons, de bâches ou de paillages en tout genre, arrive à cultiver leurs légumes sans travailler le sol, ou si peu.

Mais alors, pourquoi ne faudrait-il pas travailler son sol ? Mes grands parents étaient-ils de mauvais jardiniers ? Et d’ailleurs, comment on fait pour semer des carottes sur une pelouse sans la travailler ?

Ce sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article. Alors installez-vous bien confortablement parce que vous serez peut-être un peu bousculé.

 

Papi retournait toujours sa terre et il avait de très beaux légumes !

 

Eh oui, il faut bien l’avouer, les légumes de Papi Mami ils étaient quand même vachement beaux. J’ai d’ailleurs la grand mère de ma belle soeur qui cultive encore ses propres légumes, et quels légumes. Son potager est magnifique … Et, sa terre est retournée chaque année. Comme un rendez-vous annuel qui invite à l’humilité au vu de l’âge de madame.

Ainsi, depuis des décennies, la terre est retournée, émiettée et transformée en un jolie lit de semences douillé prêt à l’emploi. Et ça marche !! Les légumes poussent bien, ils sont vigoureux et bons.

Que demander de plus ?

Alors pour le coup, c’est vrai que ça fait plutôt rêver, en plus, on a suer, on a travaillé dur pour obtenir ce résultat. Alors pourquoi en changer ?

Il faut se mettre une image en tête pour bien comprendre ce que l’on fait lorsqu’on retourne la terre. On a tous déjà été à la plage et force d’une demande extérieure, été contraint de se laisser enterrer pendant plus ou moins longtemps. Pas forcément ce qu’il y a de plus agréable … Souvenez-vous cette sensation d’étouffement et d’oppression. Pour ma part, je détestai ça et j’en garde une petite angoisse de ne plus pouvoir bouger ni de pouvoir sortir sans l’aide de mes collègues.

Vous vous demandez sûrement où est ce que je peux vous emmener ? Vous ne voyez pas ? Vraiment pas du tout ?

Eh bien, maintenant, imaginez qu’au lieu de laisser dépasser la tête, on la recouvre également pour ne même plus distinguer là où vous êtes enterrer vivant. D’un seul coup, la situation se complique un peu plus. Déjà qu’au départ c’était pas évident, là on veut carrément vous tuer !! AU SECOURS !!

On n’en sortirai effectivement pas indemne de cette expérience : évanouissement, sable dans tous les interstices, étouffement et ceux jusqu’à la mort. C’est bien normal me direz-vous, on est pas fait pour vivre dans le sable.

Nous y voilà (enfin ) : nous avons notre environnement dans lequel nous pouvons vivre sans problème.

Bingo, pour les organismes du sol, c’est exactement la même chose. Sauf que eux, leur environnement, c’est la terre. Alors imaginez donc leurs réactions lorsqu’on leurs impose de se retrouver en plein air. Ils n’avaient rien demandé les pauvres…

 

Et donc quel rapport avec les légumes de Papi Mami ?

 

Ah oui, effectivement, à première vue on pourrait croire que l’on s’est légèrement éloigné du sujet principal : les légumes. Mais en fait, non. Pas du tout.

Pour que vous puissiez bien comprendre, il faut s’imaginer que la terre n’est pas une matière inerte. En effet une poignée de celle-ci contient plus d’être vivant que la population mondiale. Impressionnant non ? Et donc, il faut quand même le nourrir tout ce beau monde. Une sacrée cantine. Heureusement, ils sont minuscules et se contentent de ce que la nature peut leurs donner. Ainsi, ils mangent tout ce qui peut être dégradé (feuilles, bois, animaux morts ect). Et ils sont constitués de telle manière que eux aussi ( comme nous ) rejettent leur nourriture une fois digérée. Incroyable non ?

Et toute cette nourriture, une fois digérée, se transforme en une matière assez magique que l’on appel l’Humus.

Et donc ?

Et donc, cet humus se trouve être la meilleure nourriture pour nos légumes.

En voilà une bonne nouvelle. Qu’est ce que je peux faire de cette information ?

Donc, si on en revient à la technique de Papi Mami : on retourne la terre, les micro-organismes font des malaises en masse et se remettent durement de ce tsunami. Du coup, étant moins en forme, ils mangent moins et produisent donc moins de déjections. Ainsi l’humus, cette fameuse nourriture ultra puissante pour nos légumes, est beaucoup moins présente et donc disponible pour nos cultures.

Mais pas de panique !! Il existe tout un tas de produits qui peuvent effectivement remplacer nos amis les micro-organismes et donner de la nourriture à nos légumes. L’homme est quand même plutôt doué. Le seul problème c’est qu’à force de fonctionner de cette manière, le sol s’appauvrit de plus en plus jusqu’à devenir mort. Oups !

 

Mais alors, c’est quoi la solution ? Parce que moi je les aime mes grands parents …

 

Ba oui, moi aussi je les aime.

Donc pas de panique, l’Homme, ou plutôt dame nature à une solution à tout. Et c’est là que certains grinceront des dents : Il faudrait, dans l’idéal (je prends des pincettes) ne jamais travailler le sol. Voilà, la bombe est lancée.

“Mais qu’est ce que tu dis … ça fait longtemps qu’on entend parler de non travail du sol, de permaculture et d’agro-écologie. Nous ne sommes pas née de la dernière pluie …”

Bon ok, du coup je vous passe l’étape dans laquelle je vous explique que c’est meilleure pour la terre, que ça l’améliore et que du coup on aide dame nature.

On en vient donc enfin à du concret. Mais avant cela, je vous invite à consulter mon premier article afin de savoir comment démarrer un projet de potager efficacement.

Pour ce qui est de la pratique voilà les pistes de solutions qui existent :

 

– Utilisation de cartons 

– Utilisation de bâches plastiques ( bouh c’est pas bon pour la planète !! )

– Utilisation d’un paillage type foin, paille, compost ( ah !! c’est mieux )

 

Nous verrons dans un prochain article ces différentes solutions mais aussi que celles-ci peuvent se combiner à l’infini et qu’il est dans notre intérêt de le faire.

Je sens une pointe de déception monter en vous ? Tant de lecture pour finalement, ci peu de solution à appliquer directement dans mon jardin …

Patience, patience, Rome ne s’est pas fait en un jour, la nature non plus. Cela arrivera donc bientôt. D’ailleurs, si tu souhaites recevoir ces solutions directement dans ta boîte mail quand elles sortiront, inscris toi à la Newsletter juste en dessous !

A très vite 🙂