Je créé un potager test à partir de Zéro ( Décembre )

Avant de vous expliquer ce que j’ai réalisé sur cette petite parcelle, je vous resitue un peu le contexte. 

Ayant déménagé prés de Tarbes, dans le sud-ouest de la France, depuis un petit mois, mon frère me met à disposition une parcelle dans son jardin afin d’y réaliser un potager en échange de beaux légumes à déguster ensemble.

Ainsi, j’ai carte blanche pour créer un Eden d’abondance et pour tester toutes les techniques que je souhaite mettre en place. 

Il y a peu de temps j’ai également acheté la formation “le jardinage sans travail du sol” de Charles Dowding. C’est une formation qui est traduite en français et que j’ai acquéri pour 84 euros ( 75 livres ) sur son site internet en promotion lorsque je l’ai acheté. Cet ancien maraicher pratique la culture des légumes sur différents types de compost et obtient des résultats surprenant sur de petites surfaces. 

Ce qui est intéressant, c’est que dans sa pratique, il a mis en place une comparaison entre une parcelle en non travail du sol et une avec travail du sol.

Vous pouvez retrouver toutes ces vidéos Youtube ici, en anglais, qui donnent beaucoup d’informations sur sa manière de faire.

Comme je vous le disais, le terrain se trouve actuellement dans le sud-ouest de la France, à 500 mètres d’altitudes environ. Il se trouve donc en climat dit tempéré chaud.

Sur la parcelle en question se trouve 3 grands fruitiers ( 2 pommiers et un cerisier ) et a été mis en pâturage occasionnellement par deux chevaux juste pour maintenir l’herbe basse. 

Cette parcelle n’à donc jamais été utilisé ni retourné pour faire un potager. Seul un espace hors sol a été aménagé afin de faire pousser des tomates et des fraises dans des bacs achetés dans le commerce.

Concernant le sol, on retrouve une terre majoritairement argileuse comme beaucoup dans la région, plutôt lourde donc mais pleine de vie. En effet lors d’un bêchage pour observer la terre, j’y retrouve de nombreux vers de terre de toutes sortes ( épigés, anociques, endogés ) et donc de toutes tailles mais aussi des larves, carabes et des cloportes.

Vers de terre trouvé lors de la préparation de la planche bêchée.

Planification

Ci dessous, le plan du potager avec les dimensions utiles pour la suite. J’ai choisi de réaliser un potager de 7m de large sur 9m de long afin de pouvoir y implanter 8 planches de 1,2 m sur 4 m. Cela fait donc des planches de 4,8m². J’ai opté pour cet configuration dans un souci de facilité pour la dimention des accessoires nécessaires ( filets, voiles et bâches ). Donc, dans ce potager de 63 m² au total, 38,4 m² sont réellement cultivés.

Comme on peut le voir sur cet photo, j’ai encadré le potager d’un filet à poules car celle-ci se baladent librement sur le terrain. Cela évitera donc de retrouver le potager ravager. Mais en même temps, ces mêmes poules, ce baladant autour du potager, limiteront l’arrivé de limaces même ci ces dernières préfèrent se déplacer la nuit.

Ce filet m’a coûté 139 euros chez Point Vert. Je pense qu’on peut le trouver moins chère sur internet cependant c’est ce qui été le plus pratique pour moi.

Afin de m’aider dans la réalisation du potager et notamment sur le suivi de celui-ci, j’ai acheté un petit logiciel de planification : “Mes petits légumes” à 20 euros. ( Je précise que je ne touche rien et que le but n’est pas de faire de la pub mais plutôt de faire un retour d’expérience ). J’en suis assez satisfait pour le moment, il est simple à utiliser, plutôt intuitif. Vous y trouverai tous les légumes, fruits et plantes dont vous avez besoin et si ce n’est pas le cas, vous pouvez créer la fiche. Une partie ” Note ” est bien utile pour écrire les réalisation au potager. Vous trouverez également beaucoup d’informations sur chaque légume, une liste de taches à réaliser par mois en fonction de ce que vous avez choisi de mettre ainsi qu’une encyclopédie des plantes. Chose intéressante également, le logiciel vous indique directement les mauvaises associations.

Le seul bémol que je peut émettre est le fait qu’on ne peut y planifier qu’un seul potager à la fois ( ayant pour projet d’en réaliser plusieurs à différents endroit, je ne pourrai me servir de ce logiciel pour un seul d’entre eux ). 

Pour la réalisation des planches de cultures, j’ai fait comme cela : 

Le fait de couper chaque planche en deux m’a permis de faire plus de test. Par exemple, en 2 A j’ai bêché le sol alors qu’en 2 B j’ai bêché tout en rajoutant du compost jeune par dessus. 

L’utilité de ce découpage ce limite à cela pour le moment.

Ainsi, sur ” Mes petits légumes ” , voilà ce que cela peut donner :

Cela donne donc :

– En planche n°1 : de la laitue, des Haricots et des patates

– En planche n°2 : Des betteraves, de l’ail, des concombre, des aubergines et du céleri rave.

– En planche n°3 : Des tomates, des aubergines, des échalottes et des navets

– En planche n°4 : Du poireau, de la mâche, des oignons et des carottes.

– En planche n°5 : Carottes, oignons, radis, Poireaux

– En planche n°6 : Choux fleur, patates, choux de Bruxelles, radis, Roquette

– En planche n°7 et 8 : Courges et courgettes

Bien sûr, cette planification évoluera au fur et à mesure de l’avancé de la saison mais aussi en fonction des légumes qui sont récoltés pouvant donner place à une seconde culture. De même, je pense que certains espacement sont à revoir. Tout cela est à tester.

Réalisation

La mise en place du potager à mis prés d’un mois ( tout le mois de Décembre ). Sachant que certaines allées ne sont pas encore recouverte pour le moment. 

J’ai choisi, sauf pour la planche n°2, de tenter le non travail du sol dés le départ. Avant cela, j’ai regarder la structure de la terre qui m’a semblé relativement correcte : la bêche s’enfonce facilement, présence de beaucoup de vers de terre et autres organismes, terre assez facilement friable.

Ma stratégie a alors été, logiquement, d’utiliser au maximum les ressources disponibles facilement sur place ou au plus proche sachant que je ne souhaite pas me déplacer à plus de 30 minutes pour chercher un matériau. 

J’ai beaucoup de change car mon frère possède deux chevaux et qu’il garde le fumier en tas depuis près de 3 ans. J’ai donc accès à du fumier plus ou moins jeune directement ainsi que, dans le dessous du tas, du compost bien décomposé. 

Mon idée de départ été de mettre des cartons sur toutes les allées, du fumier plus ou moins décomposé sur les planches et du broyat au dessus des cartons. 

C’est ce que j’ai plus ou moins réalisé en fonction des quantités et des envies qui me venaient.

Ainsi, on retrouve :

– En planche  n°1 : 9 brouettes d’un mélange de fumier frais, fumier décomposé et de sciure après avoir désherbé la couche superficielle + Tassement de la planche. 

– En planche n°2 : Bêchage de la totalité de la planche, émiettage + 3 brouettes de fumier +/- décomposé sur 2B et le tout recouvert de foin.

– En planche n°3 : Dépôt de 25 kg ( 1 sac ) de l’authentique fertilisant sur 3 A après désherbage de la couche superficielle + Dépôt de 25 kg de l’authentique fertilisant mélangé avec 80 L de terreau universel sur 3B.

– En planche n°4 : Dépôt de 6 brouettes de compost assez bien décomposé.

– En planche n°5 : Dépôt de 3 brouettes de compost jeune de fumier / fumier frai, le tout recouvert de 10 cm de feuilles mortes.

– En planche n°6 : Dépôt de 8 brouettes de compost / fumier frai.

– En planche n°7 et 8 : Dépôt de 40 cm de foin sur les planches et les allées.

Les 3/4 des allées ont également été recouverte de 40 cm de foin puisque je n’ai, pour le moment, pas trouvé de BRF comme souhaité.

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A très vite 🙂